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mercredi 5 août 2015

Les contes d'Andersen

Les contes d'Andersen


Qui n'a jamais entendu parlé de la petite sirène, ou de la reine des neiges, ou encore de la princesse au petit pois, du petit soldat de plomb ou encore des habits neufs de l'empereur? Ces contes font partie de l'imaginaire de notre enfance. Nous avons rêvés à ces princesses, rit de l'empereur sans ses vêtements, sans connaître l'auteur derrière le génie de ces histoires.

Voyager au Danemark m'a permit d'en apprendre un peu plus sur l'auteur de ces contes qui ont égayés mon enfance, Hans Christian Andersen.

Né à Odense, sur l'île de Fyn (ou Funen) le 2 avril 1805, Hans Christian Andersen connaît un début de vie difficile. Ses parents, un cordonnier et une femme en charge de laver le linge des plus nantis, vivent dans la pauvreté. Alors qu'il a 11 ans, Hans Christian perd son père qui meurt à la guerre. N'ayant aucune aptitude et surtout d'intérêt pour les différents métiers que ses parents tentent de lui faire apprendre afin qu'il ait une bonne vie, le jeune Hans Christian préfère l'école et le théâtre. À l'âge de 14 ans, orphelin de père, il déménage à Copenhague avec sa mère. Il manque sérieusement d'éducation, mais ça ne l'empêche pas d'apprendre à lire et de fréquenter l'école de façon non-assidû. Il a tout de même réussit à avoir une éducation qu'il a terminé à l'âge de 23 ans. Il a longtemps travaillé à devenir un acteur, sans succès, puis un danseur, encore moins de succès. À l'âge de 28 ans il reçoit du roi, une bourse attribuée pour payer ses dépenses de voyage pour une durée de 2 ans. Rapidement Andersen devient un fanatique du voyage. Il fera plus de 30 voyages à travers le monde, aussi loin que l'Afrique du Nord, l'Italie, l'Allemagne, la France et l'Angleterre. Au total, il aura vécu plus de 15 ans hors de son Danemark natal. Lorsqu'au pays, une fois adulte, il s'installe dans le très fameux quartier de Nyhavn, à trois différentes adresses (à travers sa vie). Même si la fortune finira par lui sourire, il ne possèdera jamais de résidence et restera locataire toute sa vie.

Étant un grand timide et maladroit avec les femmes, il a essayé plusieurs refus de dames qui étaient pour la plupart, au départ hors de sa classe sociale et restera célibataire. Sa sexualité a été mise en cause à quelques reprises, mais sans preuves.

Il meurt à l'âge de 70 ans, le 4 août 1875, à Copenhague, probablement d'un cancer du fois. 

Une phrase d'Andersen que j'adore : 'voyager, c'est vivre' (traduit de l'anglais par moi-même).

samedi 25 juillet 2015

Le plus vieux magasin de Scandinavie

Le hasard fait bien les choses. En débarquant du train, fin de la ligne à Helsingør, je me dirige doucement vers le château Kronborg. Les petites rues regorgent d'histoire et il suffit de s'y glisser et de se pointer le nez au détour d'une ruelle pour en être impreigné. Et c'est ce qui m'est arrivé.

En observant les devantures de maisons, il était évident que sur cette rue, les maisons ne dataient pas d'hier. En fait elles datent tellement d'avant-hier qu'elles sont pour la plupart, du même âge que le Québec. Dont celle-ci qui date de 1630. 

Ou encore de celle-ci qui date de... laissez-moi vous raconter l'histoire avant. Au Danemark (et probablement un peu partout en Europe) plusieurs devants de maisons recellent des cours intérieures à l'arrière. Plusieurs entrées\ruelles donnent accès à ses cours intérieures. La plupart font partie de maisons privées donc je n'ose pas trop entrer. Cette fois-ci, la ruelle était ouverte et semblait attachée à un bâtiment public. Donc j'ai osé. En y entrant, j'ai adoré le charme très historique de la place. Au même moment, un monsieur assez âgé arrive en vélo dans cette cours. Il commence rapidement à me raconter l'historique du bâtiment. Il travaille à la plus vieille boutique de Scandinavie, que j'étais en train d'observer. Par le fait même, un couple français de Nice, arrive, eux aussi profs d'histoire. Donc imaginez... le monsieur était au 7e ciel du raconteur. Un auditoire captivé par ses récits. Et il en avait à nous raconter. À l'écouter, on aurait dit qu'il était vivant au moment de l'ouverture du magasin en 1580.

Le bâtiment avant et celui d'en arrière (qu'on voit dans le vidéo) était au départ séparé, mais relié par un escalier, aujourd'hui couvert. Les fondations et le premier étage sont de 1580. Le deuxième étage de 1675 et le troisième... j'ai oublié désolé, mais quelque part au 18 ou 19e siècle. Le sort du magasin était directement lié aux activités portuaire. Les activités du port ont été à leur plus fortes entre 1480 et 1830. Il passait par là plus de 24000 bateaux par année. En fait environ 12 000 mais comme ils allaient et retournaient, et qu'à chaque passage ils devaient payer une taxe, on les compte 2 fois. Comme la technologie était composé d'un papier et d'un crayon, les capitaines de bateaux devaient s'arrêter pour un minimum de 48 heures dans le port, le temps de déclarer l'inventaire de la cargaison du bateau, et remplir toute la paperasse administrative des douanes, le magasin avait donc l'opportunité de faire des affaires en or pendant ce temps. Il pouvait y avoir jusqu'à une centaine de bateaux ancrés en même temps. Le record a été de 375 bateaux en une journée (déclaré par les douanes). Pour l'époque, c'est impressionnant. À l'intérieur du magasin, si vous voyez dans le vidéo l'ardoise au fond du magasin, c'est une ardoise originale dont le haut est encore visible. C'est l'information sur les bateaux ainsi que leur point de départ et leur destination et la valeur marchande de leur cargaison.



J'adore les hasards qui font qu'on découvre des joyaux de l'histoire, sans même l'avoir prévu.